29 janvier 2008

Discours de candidature de Nathalie Mercier - Mardi 29 janvier 2008

J’ai l’honneur de vous déclarer très officiellement que je suis candidate aux élections municipales des 9 et 16 mars prochains à Epinal.
Cette décision a été mûrement réfléchie, car je sais l’énergie, le temps et les sacrifices que le mandat de maire requiert ( tout autant sinon plus que celui de mère ! !) Mais j’y suis préparée et je suis prête.
J’y suis préparée : car c’est justement dans l’administration municipale, que j’ai débuté ma carrière professionnelle à Metz en 1983. C’est aux côtés de Jean Marie RAUSCH que j’ai pris la mesure des enjeux locaux, que j’ai compris la portée d’une décision politique et que j’ai appris ce que ce mot Politique recouvrait. Du grec politicos, qui veut dire de la cité, ce terme prend toute sa dimension dans le cadre des élections municipales et c’est pourquoi, fort justement le Président de la république a confirmé le caractère politique de ces prochaines échéances. Pour moi, faire de la politique c’est exprimer un engagement fort au service des autres, c’est affirmer des valeurs, c’est manifester la volonté d’œuvrer dans l’intérêt général, c’est promettre de servir fidèlement les intérêts de ses concitoyens.
Les Françaises et les Français se sont réconciliés avec la Politique depuis 2005 lors du référendum sur le projet de traité constitutionnel sur l’Europe et se sont également largement mobilisés pour les élections présidentielles du printemps dernier et je pense qu’ils seront au rendez-vous en mars prochain.  Je tiens à les inviter à regarder leur ville en face, à réfléchir sur ce qu’elle est devenue, à s’interroger sur ce qu’elle aurait pu être, à étudier les perspectives nouvelles que la liste que je conduis leur proposera.
Il y a dix ans, Epinal, petite ville de province avait tout d’une grande ! Elle bénéficiait d’une renommée que beaucoup lui enviait, elle disposait d’infrastructures innovantes, elle avait fait le pari de l’avenir , elle se posait en pôle fort du sud lorrain. Tout cela elle le doit à Philippe SEGUIN et je tiens à rendre un hommage appuyé à son ambition et son action au service de notre cité. Ses héritiers qui ne revendiquent étonnamment par le titre ont mené à bien quelques projets qui restaient dans les cartons , par exemple le port , la passerelle ou le musée de l’image qui sont des réussites, mais ils n’ont pas su poursuivre dans la voie qui leur avait été tracée. Focalisés sur des ratios exclusivement comptables , ils ont oublié que l’investissement aujourd’hui conditionne le développement de demain. Certes, et ce n’est pas la représentante de François Bayrou dans les Vosges qui vous dira le contraire, le désendettement d’un pays comme d’une collectivité locale est important, il fallait faire une pause dans la pression fiscale, il fallait bien sûr renégocier certains emprunts mais il ne fallait pas sacrifier l’ambition à de simples ratios comptables.
La gestion de relatif bon père de famille a conduit à des choix et des non choix politiques qui ont freiné le développement de notre cité, voire ont contribué à son déclin. Je déplore que Epinal n’ait pu fédérer autour d’elle dans le cadre d’une communauté d’agglomération les villes de Chantraine, Chavelot, Thaon ce qui aurait permis de créer une réelle dynamique spécialement en matière économique et d’emploi. Je m’interroge sur le fait que des dossiers qui ont pourtant fait l’objet d’études coûteuses auprès de cabinets de conseils soient restés en panne  tel par exemple de PDU Plan de Développement Urbain, je m’étonne d’ailleurs que l’on se soit si vite dessaisit de la gestion du stationnement auprès d’une société privée sans avoir étudié parallèlement ces questions de circulation dans la ville qui sont pourtant si intimement liées. Je m’inquiète sur le devenir du nouvel hôpital que l’on nous avait promis, et me demande si l’affaire scandaleuse des surirradiés n’y est pas étrangère. Je suis perplexe quant à la réelle portée du Plan de Rénovation Urbaine. Je n’accepte pas de voir le commerce en centre ville être sacrifié au profit du développement de zones commerciales en périphérie. Je ne me résous pas à dire que c’est un contexte général, que c’est la morosité ambiante qui fait qu’Epinal n’attire plus que ce soit des investisseurs, des entreprises et des habitants, elle accuse d’ailleurs une baisse trop importante de sa population, il faut en tirer les conclusions.
J’aime ma ville, et  je veux avec des femmes et des hommes responsables , neufs représenter les spinaliennes et les spinaliens avec qui et pour qui nous souhaitons en toute transparence, dans le cadre démocratique et le respect des valeurs humanistes qui nous animent donner un nouvel Elan à Epinal.
Je vous remercie.