05 novembre 2008
" Yes we can! Because they did it " (*)

Au siège du Mouvement Démocrate de 22h00 à 6h00 du matin , de nombreux adhérents MoDem se sont retrouvés à l'occasion de la la nuit démocrate , pour vivre ensemble et en direct les élections américaines. La nuit a été longue et à 4 heure du matin, les chaines de télés américaines annoncent que le peuple Américains a élu lson 44e Président avec une confortable avance , et c'est Barack OBAMA , un homme de 47 ans, un homme de couleur, un homme d'ouverture sur le plan politique qui l’a emporté..
Cette élection chargée de symboles, montre une évolution forte des mentalités et la volonté de rupture du peuple Américain avec la politique imposée par les conservateurs depuis 8 ans, elle révèle aussi l'espoir que les citoyens Américain mettent sur cet homme, les attentes sont fortes et la marge de manœuvre sans doute étroite pour OBAMA, mais gageons qu’avec son charisme immense et son volontarisme, il saura apporter les réponses nécessaires.
Pour reprendre les propos d’un commentateur « Barack Obama a mené une campagne centriste, qui a réconcilié tout le monde », comme quoi, le MoDem est sur le bon chemin…
Voir également la réaction de F.Bayrou sur France démocrate et sur le site du mouvement démocrate
(*) "Oui nous le pouvons ! Pace que eux l'ont fait"
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29 octobre 2008
Pourquoi la crise ?
Comment des ménages américains aux revenus les plus modestes ont-ils pu provoquer la crise mondiale que nous traversons ? Le mécanisme est simple mais sournois. Plutôt que traiter la pauvreté et essayer de faire monter le niveau de vie des plus pauvres, les Etats Unis ont choisi de miser sur le crédit pour laisser croire au "rêve américain". Concrètement, les banques, qui n'ont pas l'argent pour prêter aux plus pauvres,
lèvent des fonds pour financer les prêts en question, en promettant des dividendes très intéressants... Du coup, tout le monde se précipite pour acheter ces placements aux taux prometteurs (utopiques ?). Comme en économie, il faut toujours plus d'activité, certains investisseurs se sont rendus compte qu'on pouvait mettre une partie de ses "promesses de remboursements" dans des produits financiers "multi-supports". Histoire d'augmenter l'attractivité du produit par des taux de rendement imbattables... Et tout le monde (sans jeu de mot) s'est laissé prendre à l'euphorie générale... Jusqu'au jour où les empreunteurs se rendent compte qu'ils ne perviennent pas à rembourser... Naturellement, les prêts ne sont assurés que par l'hypothèque du bien financé... Donc en cas de non remboursement, le bien est saisi. Mais lorsque la plupart des emprunteurs ne parviennent plus à rembourser, les banques deviennent propriétaires d'une multitude de maisons qui ne se vendent plus... Et le système s'écroule :
- les plus pauvres n'ont plus de toit (maison saisie),
- les investisseurs ne (re)voient plus leur argent.
C'est donc au final toute l'économie qui se "crispe", puisque les banquent ne rentrent plus d'argent (ne parviennent pas à vendre leurs produits financiers), et ne peuvent donc plus en prêter (ou alors à des taux bien différents...). Non seulement aux particuliers, mais aussi aux entreprises. Donc entre les particuliers qui ont moins d'argent à investir et les entreprises qui ne peuvent plus compter sur les banques pour moderniser leur outil de production, la récession s'installe. Et la consommation diminue, puisqu'il y a moins d'argent en circulation. Donc les cahiers de commandes se vident... D'où des plans sociaux, voire des entreprises qui ferment... du chômage qui s'installe durablement...
Ne parlons pas des investisseurs à la bourse qui ne savent plus sur quoi miser. Toute valeur devient volatile d'un jour à l'autre pouvant aller du pire au meilleur et vice versa, uniquement en fonction de l'attractivité ponctuelle d'un jour sur l'autre... Sans lien avec la valeur de l'entreprise concernée par la cotation.
Au delà du fait de montrer du doigt les "subprime", on doit analyser plus finement les véritables causes de cette crise planétaire, pour éviter qu'une telle situation ne se reproduise. 3 axes ressortent sans ambiguité :
1/ Aucune loi ou règle ne limite le comportement des marchés. Il faudra donc dans l'avenir réguler ou réglementer les droits et devoirs : transparence sur les produits proposés, limitation du nombre de supports assemblés, limitation des produits "hors bilan", etc.
2/ Les acteurs financiers peuvent agir à leur guise. Il faudra de ce point de vue fixer des règles de comportements. Moraliser la finance mondiale : limiter les actes (ventes / achats), obliger à des bilans individuels, etc. Il faut parvenir à une autre règle que celle du seul profit maximal au détriment de l'intérêt global ou humain.
3/ Aucune instance n'a autorité pour limiter les attitudes et actes financiers mondiaux. Il faudra réfléchir à une nouvelle gouvernance
mondiale. Le FMI devra en particulier disposer de droits nouveaux. Et ne pas seulement se comporter en conseiller. Il faudra aussi trouver de nouvelles démarches valorisantes où l'argent est au service de l'homme et non pas le contraire. La spéculation ne doit pas être plus profitable que l'investissement dans l'économie réelle.
Jusqu'à présent, tout les coups semblaient permis tant qu'ils aboutissaient à des bénéfices. Et sans se soucier des éventuelles conséquences. Un projet de société basée sur des principes humanistes regarde dans une toute autre direction : L'appat du gain doit être modéré par le respect de l'autre et de sa communauté.
A notre niveau, nous avons la responsabilité de tout mettre en oeuvre pour que l'Europe porte un tel projet. Les notions de responsabilité et de solidarité doivent reprendre un sens aujourd'hui oublié. Dans le cadre d'une économie mondialisée, l'aide au plus pauvres (dans notre pays, notre continent, mais aussi à l'échelle mondiale) est une nécessité. Car dans une crise durable ce sont eux qui en subissent le plus fortement les conséquences.
23:01 Publié dans ACTUALITE INTERNATIONALE, ANALYSE ECONOMIQUE, ANALYSE POLITIQUE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : crise économique, subprime |
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