02 mai 2009

Un retour aux racines peut nous sauver de la crise : l’analyse de Jean-Marie Pelt

Jm_pelt.JPGJean-Marie Pelt, éminent botaniste, professeur de biologie et fondateur de l’Institut Européen d’Ecologie (IEE), est venu à l’ENSTIB d’Epinal pour y animer une conférence organisée par le Lions Club sur le thème de la crise.

Il nous rappelle déjà que la crise est double, crise économique et crise écologique, dont les causes sont sensiblement les mêmes, et il nous démontre avec talent que résoudre l’une aidera à résoudre l’autre ...

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13 décembre 2008

Travailler moins pour dépenser moins ?

Alors même que l’on évoque chez nous le travail du Dimanche (qui en dehors des conséquences désastreuses sur le plan sociale auront des répercussions non négligeables sur notre environnement )  les Etats-Unis eux, voyant les cours du pétrole s’envoler, réfléchissent à une répartition du temps de travail plus en phase avec ces nouvelles contraintes.L'idée d'une semaine de quatre jours, qui permettrait de réaliser des économies d'énergie, gagne du terrain aux Etats-Unis.


180px-Birmingham_panorama.jpgL’initiative est intéressante et mérite que l’on se penche sur la question. La ville de Birmingham (Alabama, sud) a proposé et mis en place la semaine de travail de quatre jours, depuis 1er juillet 2007, pour ses 2.400 employés municipaux et ses quelques 1.000 policiers et pompiers. Cette initiative, qui implique de travailler dix heures par jour au lieu de huit, pourrait permettre aux salariés d'économiser de 500.000 à un million de dollars par an sur leurs seules dépenses de carburant, estime April Odom, directrice de la communication de la mairie de cette ville de 242.000 habitants.
«Nos employés sont très enthousiastes et prêts à commencer dès aujourd'hui» confit elle, «Notre motivation première est de leur permettre de réaliser des économies de carburant. Mais cela donnera aussi aux parents une journée supplémentaire avec leurs enfants et leur fera économiser des frais de garde».

A 1.600 kilomètres de là, à Maynard, dans le Minnesota (nord), d’autres districts scolaires lui ont emboité le pas et commencent à initier la transport.jpgformule depuis la rentrée. Pour le transport scolaire la différence entre une semaine de quatre ou cinq jours d'école se traduit par une économie de 55.000 dollars dans le budget, explique le recteur Greg Schmidt. Cela signifiera 149 jours d'école par an au lieu de 172, mais 65 minutes seront ajoutées chaque jour à l'emploi du temps, poursuit-il. Certains professeurs s'inquiètent de l'allongement de la journée de travail pour les plus jeunes élèves, reconnaît le recteur. Mais «la majorité des lycéens approuvent l'idée, d'autant que beaucoup ont des petits boulots et que cela leur donne un jour de plus», ajoute M. Schmidt.

Travailler moins de jours ? L'idée n'est pas tout à fait neuve. Selon une enquête menée en 2007 par la Society of station.jpgHuman Resource Management, 38% des entreprises offrent la possibilité d'une semaine réduite à certains salariés dans le cadre de la flexibilité du travail. Le gouvernement américain lui-même permet depuis des années à certains employés de bénéficier de cette possibilité. Au niveau local, de nombreuses collectivités, du comté de Suffolk (New York, nord-est) à la ville d'El Paso (Texas, sud), étudient la question. Déjà, 44% des Américains assurent avoir modifié leurs habitudes de transport et de travail face à la hausse des prix du carburant, relevait une enquête du cabinet Robert Half International, publiée en mai. 26% indiquaient ainsi avoir réduit la durée de leur semaine de travail.
«Le bon côté de la hausse du coût de l'énergie, c'est que cela rend plus flexibles les entreprises et les employés qui s'adaptent aux circonstances», souligne John Challenger, directeur du cabinet de conseil Challenger Gray & Christmas. «Avec nos +BlackBerry+, toute notre technologie, nous sommes toujours en train de travailler» dit-il, ajoutant: avec quatre jours de travail, «non seulement les gens évitent les heures de pointe mais ils ont de plus longs week-ends. C'est ce qu'ils veulent aujourd'hui».

Source AFP