03 février 2012

Le coupable, c'est l'État, pas la finance - Jean Tulard nous ramène aux réalités

Le bouc émissaire permet de se laver symboliquement de toutes ses fautes, de se purifier. Dans cet extrait tiré de l'émission  « Ce soir ou jamais »  sur France 3,  Jean Tulard nous décrit ce processus vieux comme le monde, c'est même une vieille tradition…

 

Il est toujours tentant pour des candidats à la présidentielles de jeter en pâture aux électeurs des bouc émissaires, c’est d’autant plus vrai dans les périodes de crises politiques, économiques et sociales quand tous les repères traditionnels semblent avoir explosés.  Alors aujourd’hui, il est évident que cette crise ne peut être que la conséquence de l’action de quelques comploteurs,  et si en plus - comme c’est le cas de « la finance » - ceux-ci  ne peuvent se défendre, c’est encore mieux...


C’est en fait un moyen facile et efficace pour ceux qui se partagent  le pouvoir depuis plus de  30 ans,  de se dédouaner à bon compte de leur propres inconséquences, d’autant qu'ils savent que nous savons « que les caisses sont vides », et qu’ils n'ont  plus les moyens de leurs promesses électorales habituelles, du moins sans creuser les déficits et la dette. Alors il leur suffit de désigner l'élément commun qui focalisera les mécontentements populaires, leur permettra de botter en touche et de se dégagear de toute responsabilité.

Maintenant, sur le fond on ne peut certes pas nier une part de responsabilité de la financiarisation de notre éconmie, plutôt que la finance elle même , mais il ne faut pas perdre de vue que ces candidats qui nous la montre du doigt, ne doivent pas renier leurs propres responsabilités et  que pendant des années ils ont  largement contribué à son essor, notamment en facilitant la création d'une énorme usine à gaz , qui  pour le coup est le  véritable vecteur de cette crise: la dette

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