10 septembre 2009

Les jeunes ont la parole

La télévision locale préférée des vosgiens Images Plus donne régulièrement la parole aux acteurs politiques locaux dans l’émission Place Publique animée par Dominique Renauld et Laurent Vautrin.


Cette fois-ci ce sont les jeunes qui se sont exprimés et qui ont prouvé que "la valeur n’attend pas le nombre des années".

Le MoDem n’a pas été en reste et a pu affirmer son identité de 3ème voie démocrate et humaniste.
Retrouvez l’intégralité du débat sur Image Plus en cliquant sur l'image :

 

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06 février 2009

Volontariste, mais...

Plus que jamais le message d’hier est très clair, les caisses sont toujours aussi vides, et même de plus en plus, mais ça, nous le savions tous…
On aura pu constater que le volontarisme de notre Président ne s’est pas émoussé, mais chacun restera sans doute sur sa faim, car il a privilégié l’éloquence et la rhétorique plutôt que de soucier d'apporter des réponses concrètes.

images.jpgPassons sur la Guadeloupe et la Martinique, pas même évoquées.
Passons également sur l’Europe, à peine esquissée, juste une évocation de Sa présidence française pour évoquer Son bilan « Personnel ».
Passons sur les milliards d’euros prêtés aveuglément aux banques, nous avons maintes fois eu l’occasion d’évoquer cette question et chacun peut comprendre la nécessité de maintenir un système qui est devenu la clé de voûte de notre système économique (Sachant que ce système s’inscrit dans une logique de croissance qui, faute de rediffusion de richesses, n’est plus alimenté que par la dette*).

Du nouveau, une aide orientée vers les classes moyennes inférieures dites « basses » par le Président, cette aide se traduirait par une défiscalisation de la première tranche de l’impôt sur le revenu. Cette mesure est un axe intéressant, dans le sens où cet effort donnerait une bouffée d’oxygène à certaines familles notamment celles qui consomment, mais c’est un tout petit électrochoc, bien  insignifiant au regard du contexte de crise actuelle. Cette annonce semble s’apparenter  plus à une campagne de seduction, une forme  de clientélisme, une manœuvre visant à morceler des mécontentementset à saper d’éventuels appels à la mobilisation par les leaders syndicaux. Enfin, ce nouveau cadeau fiscal, fut-il petit compte tenu du peu de foyers concernés, va tout de même générer une perte de rentrée fiscale. N. Sarkozy n’a pas évoqué  comment celle-ci sera compensée…

Autre nouveauté mais qui n'ira pas sans heurts, la suppression de la taxe professionnelle, pour les entreprises qui ne délocalisent pas ou qui images.jpgrelocaliseront leur production. C’est sans doute l’initiative la plus intéressante, à condition qu'elle reste très ponctuelle, car  si cette mesure peut rapidement et de façon positive impacter l’investissement et l’emploi elle signifie une perte fiscale de plus de 28 milliards d’euros pour les collectivités locales, or dans un contexte de précarité sociale grandissant, elles risquent d'en avoir fortement besoin.
Et en dehors d’un vague bafouillage, autour d’une taxe carbone, difficile à mettre  en application sans effets pervers, N. Sarkozy n’a pas évoqué comment celle-ci sera compensée…

On aurait souhaité  que le Président  aille  au-delà des effets de manches ; et accompagne toutes ces mesures par des réponses palpables, comme par exemple un moratoire  de deux ou trois ans sur le bouclier fiscal.
On aurait souhaité, à la veille des élections européennes, l’entendre sur la nécessité de la mise en place d’une Europe politique,  plus démocratiques, et surtout, capable d’harmoniser les plans de relances des ses Etats membres.

sarkozy.jpgMais après tout, cette intervention n’avait elle  finalement pas qu’un seul but, celui de  tenter  de désamorcer  les mécontentements  et la mobilisation de Jeudi dernier.
Pourquoi se creuser les méninges, pourquoi devoir débattre, d’ailleurs avec qui,  quand on n’a pas ou très peu d’opposition en face de soi, certes Nicolas SARKOZY n’est pas responsable de cette crise, mais l’homme est un opportuniste et il sait que celle-ci  reste le meilleur moyen pour faire "accepter"  un  train de réformes à orientation néolibérales.

L’interventionnisme du gouvernement  jusqu’à présent, n'aura pour le moment servi qu’à soutenir un système à bout de souffle qui n'a pour seul finalité , le marché ; mais pour les citoyens,  c'est le démantèlement progressif des services publics, la remise en question des acquis sociaux,  le développement de la précarité et le creusement des inégalités…

Il faudrait donc que les Français se serrent la ceinture,  se contentent de courber l’échine sous la loi de ce marché, et s’adaptent… Il n'est pas certain que les choses en restent là…

*La dette des Etats Unis, qui est le modèle économique de N.Sarkozy, correspond à plus de 3 ans de PIB...

30 janvier 2009

Jeudi 29 janvier : un sentiment majoritaire d'injustice sociale.

GREVE.jpgCertaines mauvaises langues diront que les Français aujourd'hui en grève ou dans les manifestations ne sont pas les plus à plaindre. Cherchant ainsi à stigmatiser quelque catégorie soi-disant privilégiées alors que d'autres, au labeur, le seraient moins... C'est véhiculer une bien mauvaise image et prendre le risque d'une très grande incompréhension. Si les intitulés officiels déclinés par les organisations syndicales à l'origine de cette journée de grève et de manifestations sont la défense des salaires, des services publics, des retraites et du pouvoir d'achat, il n'est pas bien difficile néanmoins de comprendre que la véritable grogne exprimée par cette forte journée de mobilisation est surtout la crainte unanime d'une sortie de crise économique qui renforcerait les avantages des plus favorisés en s'appuyant (ce n'est hélas pas nouveau !) sur les bas salaires et des classes moyennes.

Malgré les manipulations médiatiques, personne n'est dupe : si le secteur privé est productif, c'est par ce que le secteur public lui permet de l'être : en maintenant les personnes en bonne santé, en leur offrant la formation et la qualification pour s'adapter aux modalités de travail, en entretenant la sécurité dans le pays, en permettant les déplacements, etc.
Les Français ne sont pas moins intelligents que les habitants des autres pays. Ce n'est pas la peine de (vouloir) leur faire croire que la réalité est très complexe et qu'ils ne pourront pas comprendre. Chacun a bien saisi aujourd'hui que nous sommes dans une situation économique difficile et qu'il faut se serrer les coudes. Simplement, il faut réellement toutes et tous se serrer les coudes et en particulier ceux qui essayent de donner la leçon et de renouveler des explications déjà 1000 fois entendues... Comment admettre que la redevance télé augmente, alors que dans le même temps les élus censés représenter le peuple au Sénat (pour ne citer que la partie émergée de l'iceberg) continuent à bénéficier d'avantages toujours plus importants ? Comment comprendre qu'un secrétaire d'état à la jeunesse et aux sports prévoit de se rendre pendant 10 jours en Polynésie pour "observer" la situation sportive locale, alors que le débat sur le travail le dimanche pour les salariés reste d'actualité ?  Comment interpréter les milliards d'euros fournis (par l'État, donc nos impôts) aux banques et aux grandes entreprises, et malgré (grâce à ?) cela une prise d'intérêts continuée pour les actionnaires de ces mêmes banques et entreprises ?...


EUROS.jpgAujourd'hui, plus personne n'ignore que la crise profonde dans laquelle nous nous trouvons provient de la spéculation exagérée au royaume de l'argent roi. Le président Sarkozy avait promis, lors de la campagne des dernières présidentielles, de redonner tout son sens et toute sa valeur au travail. Il l'a à nouveau répété il y a quelques jours devant les cadres de "son" parti politique. Or que constatons-nous dans les faits ? La spéculation est encouragée et continue à produire des bénéfices pour ceux qui en vivent déjà plutôt bien, alors que des wagons entiers de licenciements sont annoncés partout sur notre planète. C'est clairement la traduction contraire dans les faits de cette volonté de redonner une valeur au travail.

SARKOZY.jpgC'est sans doute cela le message le plus important des manifestations aujourd'hui : cette mise en garde ferme, adressée aux décideurs de notre pays, qui pourraient être tentés de vouloir retourner aux fantasmes chimériques de l'argent facile et de la spéculation. C'est cette nécessité qui est réaffirmée, selon laquelle il faut baser le système économique sur la valeur ajoutée produite par le travail (et donc par les travailleurs, n'ayons pas peur du mot !). Qu'on ne s'y trompe pas : le pouvoir appartient jusque-là à ceux qui détiennent l'argent. Les promesses de réformes du système capitaliste ne sont que des effets d'annonce en période de crise. Seule la pression populaire pourra faire évoluer cet état d'esprit et les tentations de poursuivre sur la lancée d'un système qui a tenu jusque-là. Être en grève et dans la rue aujourd'hui, c'est faire clairement passer le message à nos élus que nous avons droit aux fruits de notre travail. Et pas autre chose !

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08 janvier 2009

Faut il jeter le libéralisme ?...

Mais au fait, c'est quoi le libéralisme ?

montesquieu.jpgLe libéralisme est une philosophie politique née au siècle des siècle des Lumières et affirmant la propriété de soi.
Le libéralisme n’est pas une résurgence du temps où la loi du plus fort était la meilleure, bien au contraire, l’idée libérale s’est affirmée pendant la révolution, elle implique une limitation des pouvoirs par le pouvoir (principe de séparation ), l’abolition des privilèges, le partage et l’égalité devant la justice, elle rejette le principe "du fait du prince" et de l’arbitraire, le libéralisme est bien une philosophie, une philosophie méritocratique qui aspire à substituer le talent vérifiable à l’héritage du rang par le sang comme facteur de promotion sociale.

On le voit le libéralisme est une philosophie issue de la raison, et non de la loi du plus fort, il libère l’initiative individuelle mais aussi le sens des responsabilités au travers des droits et des devoirs qui s’y attachent. Certes, le libéralisme seul, ne peut garantir l’intérêt collectif, et il ne peut permettre le passage à l’état social que grâce à l’apport des principes démocratiques. Mais il reste un socle essentiel, car de son côté, la démocratie seule, est limitative dans le sens où elle tend à annihiler la liberté individuelle en imposant le règne des masses. D’autre part, le suffrage universel qui devrait en principe garantir l’autonomie, ne débouche non pas sur un autogouvernement, mais conduit à au contraire à une perte de maitrise des citoyens sur leurs institutions ; de fait, le parlement peut se diderot.jpgrévéler  faible voir impotent, et le risque est alors grand de générer des frustrations telles, qu’elles peuvent engendrer le totalitarisme. Le libéralisme représente donc le complément essentiel à la démocratie en garantissant l’équilibre entre l’initiative individuelle (héritage du droit naturel) et la nécessité de prendre en compte l’intérêt collectif (issu de la raison). L’harmonisation entre ces deux principes est compliquée voir impossible, si ils restent dans les mains d'individus qui ont des vues strictement rousseau.jpegpartisanes et dogmatiques, il y a donc nécessité de redonner le ciment nécessaire pour maintenir cette harmonisation, c’est en cela que nous devons être vigilant , et s’assurer que les institutions et les corps intermédiaires puissent jouer leur rôle de contrepouvoir vis-à-vis de l’exécutif.

Comme on le voit le libéralisme est un ciment essentiel, or nous citoyens, sommes souvent victimes d’une confusion des genres, bien souvent entretenues pas les politiques des deux bords qui dénaturent le libéralisme et la démocratie, quitte à mettre en opposition les deux principes fondamentaux. Côté gauche ils s’attachent à limiter le principe libéral à une notion économique ou comptable donc l’utilise comme repoussoir de la droite, qui elle-même s’attache n’y voir que l’expression de la défense des intérêts individuelles. Finalement les uns et les autres finissent par faire oublier aux citoyens leurs devoirs au seul profit de leurs droits. C’est un jeu dangereux qui peut avoir pour conséquence des aventures fâcheuses pour notre pays, le rôle de la politique doit être justement d’assurer ce ciment exprimé dans les valeurs des Lumières, et permettre ce lien social indispensable à l’existence de toute société.Il est à noter que chaque fois que notre pays a su faire travailler ensemble ses antagonismes (de forme) au profit des valeurs et de l’intérêt collectif, comme a su le faire le Général de Gaulle par exemple, la France s’est avérée capable de déplacer des montagnes, et la solution à la crise que nous vivons ne passera que par un  retour aux valeurs fondamentales républicaines, le libéralisme en est une.

Il faut donc faire attention aux amalgames, et veiller à ne pas jeter  trop vite le libéralisme avec l'eau du bain du système néolibéralisme, car  tout comme la démocratie, le libéralisme fait partie des socles fondateurs de notre République ...

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07 décembre 2008

Selon que vous serez puissant ou misérable...

... Les jugements de cours vous rendront blanc ou noir.

tapie.jpgEn marge des auditions des protagonistes de l'affaire Tapie/Crédit Lyonnais devant la commission des Finances de l'Assemblée nationale François Bayrou lors d’une interview, s’était dit choqué, que l'Etat, "qui n'a plus un sou", ait permis à Bernard Tapie de s'enrichir "aux frais du contribuable" grâce à l'arbitrage rendu en sa faveur dans son litige avec le Crédit Lyonnais. "Voilà un Etat qui n'a plus un sou dans ses caisses et qui donne le moyen à M. Tapie de rembourser ses dettes et d'être l'une des toutes premières fortunes françaises aux frais du contribuable, sans qu'il y ait eu de décision de justice et même contre les décisions de justice".

Le 7 juillet dernier le Consortium de réalisation, l'organisme public chargé de gérer le passif du Crédit Lyonnais, était condamné à verser 285 millions d'euros à l'ex-homme d'affaires Bernard Tapie. Cette somme devant être majorée des intérêts (105 millions) et des frais de liquidation (15 millions), le coût brut pour l'Etat s'élève à 405 millions d'euros. Mais, compte tenu des dettes du groupe Tapie à l'égard du Crédit Lyonnais et du fisc, et après acquittement de l'impôt à l'Etat, le bénéfice final pour M. Tapie (avant frais d'avocat) devrait être compris entre 106 et 144 millions, selon les estimations du député Charles de Courson.

Christophe Ginisty conseiller municipal du Mouvement Démocrate à Issy-les-Moulineaux - et blogueur politique (ginisty.com) - a reçu Laurent Mauduit pour l'interroger sur son livre Sous le Tapie. Voici la vidéo : 30 minutes d'un entretien vérité, d'un entretien citoyen.


Interview de Laurent Mauduit from Christophe Ginisty on Vimeo.

20 novembre 2008

Et les idées dans tout ça ?...

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Alors même que le Mouvement Démocrate semble, involontairement, être devenu la pomme de discorde du PS , François Bayrou de son côté a écarté toute alliance avec le PS, n'imaginant pas le MoDem se perdre dans des approches politiciennes d'un autre temps et de préciser « Loin de moi, très loin de moi l'idée de vouloir revenir ou aller à des pratiques du type programme commun dans lequel on passe son temps à des négociations d'appareil », tout en ajoutant « C'est exactement le contraire de ce que je pense. Je ne suis pas au PS, je n'ai pas l'intention d'y être » d’autant a-t-il jugé, que le Parti socialiste est « pour l'instant totalement épuisé dans sa vision de la France et dans son projet ».

On peut effectivement constater que peu de chose se dégage de ce congrès du PS, si ce n’est son incapacité à se remettre en selle et de jouer son rôle d'opposant à la majorité. Seuls semblentdemocratie.jpg prévaloir les intérêts individuels de quelques élus voulant être calife à la place du calife. Ceci dit, le PS aurait bien tord de se creuser les méninges à se chercher une cohérence politique, persuadé qu' en 2012, il fera sa récolte de mécontents, tout en tapant sur la troisième voie proposée par F. Bayrou (aidé en cela par l’UMP) . Les dirigeants socialistes en mal de programme et d’idées, se contenteront sans doute de jouer le jocker "alternance", en surfant sur la colère des électeurs, car ils ont bien conscience que dans nos institutions seul un grand parti fort peut permettre une prise de pouvoir. Si l'on y regarde de plus pres, cette crise interne du PS n’est pas un simple problème interne , elle évèle un mal bien plus profond: l’archaïsme de nos institutions politiques; car elles impliquent de fait,  basses politiques politiciennes et  batailles d’appareils.

bayrou segolene.jpgL’UMP et le PS en ont bien conscience, et ils sont devenus deux énormes machines électorales conçues pour supporter un candidat et visant à  prendre ( se partager ?) ce pouvoir. Peu importent les idées, peu importent les militants, peu importent les adhérents, mais plus grave, peu importent également les électeurs, tous les coups sont permis, on joue sur l’émotivité de l’opinion publique, à grands coups de sondages, d’images d’insécurité, de « peopolisation » ; tout ceci au dépend des questions de fond, c’est-à-dire celles qui devraient permettre aux électeurs de se prononcer. Un seul objectif, préserver ce bipartisme si confortable pour les deux frères ennemis, et qui est finalement l’assurance tout risque pour leur retour en fanfare.
Alors une seule consigne, celle qui fait l’unanimité de toute part, l’élimination de l’intrus MoDem , c’est bien ce qui semble vouloir ressortir de ce congrès, et peu importe la retraite à 70 ans, le travail les Dimanches, les 35h00 etc…

Il serait temps nous électeurs de reprendre notre rôle de citoyens, et que nous nous interrogions une fois pour toutes sur ce qu’est devenue la démocratie, sur ce que devrait être la politique au sens noble, et que l’on revienne sur les valeurs fondamentales, il ne tient qu’à nous de nous débarrasser des œillères et des promesses perpétuelles que nous imposent ces deux machines depuis des décennies...

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07 novembre 2008

De merveilleuses histoires humaines…

ENTETE BOG2.JPEGAprès le Nord il y a dix jours, la Normandie la semaine dernière et Mayotte le week-end dernier, François Bayrou nous a fait l'honneur de sa visite ces deux derniers jours dans notre département des Vosges, accueilli à la gare  par Nathalie MERIER, Gérard MICHEL, Daniel FIEROBE et Albin COANET, ce fut certes, l'occasion pour François BAYROU de venir saluer la fédération du MODEM 88, mais son souhait était surtout d'aller à la rencontre de « la France des profondeurs » expliquant aux journalistes « Je tiens au contact physique ». Et de cette France des profondeurs, c'est bien ce dont il a été question pendant ces deux jours, cette France qui ne spécule pas sur des cours de bourse bien souvent virtuels, mais bien celle qui œuvre au jour le jour pour l'économie réelle et le maintient d'une activité humaine dans le cœur de nos vallées.

La journée a commencé par une visite chez  Tricotage des Vosges à Vagney où nous a également rejoint Nathalie Griesbeck Députée européenne. BLEU FORET est une PME qui avec ses 250 salariés a su contourner tousG.Michel N.Mercier .JPG les obstacles en s'appuyant sur l'intelligence, les compétences, la créativité et la qualité. Elle réalise un chiffre d'affaire de près 23 millions d'euros, ceci sur un produit que d'autres considèrent impensable de produire en France, or c'est cette proximité avec ses clients qui fait la force de Bleu Forêt , car outre la qualité, c'est le service qui lui permet de se démarquer. François Bayrou a  pu constater en cheminant dans les allées que l'on peut, y compris dans un contexte concurrentiel, sauver des emplois, " Il y a des femmes et des hommes qui se battent pour y arriver, la preuve est là..."  en précisant également que si la France devait créer un "fond souverain", il doit être utiliser pour soutenir l'investissement de nos PME.

 

PICT0088.JPGFrançois Bayrou s'est ensuite rendu chez SOCOPA, société crée en 1967 précurseur de l'ossature bois en France tant dans la maison individuelle que dans le collectif. SOCOPA réalise un chiffre d'affaire de 15 millions d'euros pour un effectif de 100 salariés. Pour garantir la pérennité de son succès, SOCOPA investit dans l'outil informatique et la recherche et le développement, M. Armand BACH s'appuie également sur l'intelligence et la compétence locale, développant un partenariat avec les centres de compétence vosgiens (ENSTIB, lycées professionnels...).

Le lendemain, François BAYROU s’est rendu à La Baffe, pour visiter la scierie de Monsieur LAGARDE, petite entreprise familiale employant 6 personnes. Devant le constat de M.Lagarde qui déporait le faible intérêt des poltiques à l'égard des petites et moyennes entreprises, François Bayrou explique que c' était l'esprit des deux emplois sans charges et de préciser

PICT0048.JPG "Je suis certain que les politiques gagneraient à s'interesser à l'économie réelle et pas à l'abstrait de la macroéconomie qui se plante. Je veux m'interesser à ceux qui font l'économie.Je viens rencontrer la réalité de la vie."

On voit que nos régions ne manquent pas de talents et d'audace, un potentiel extraordinaire, ce qui fait dire à François Bayrou « On a laissé partir des pans entiers de l'industrie française, avant même de mener le combat », puis citant en exemple le volontarisme des dirigeants et des salariés de BLEU FORET et de SOCOPA qui démontrent chaque jour que ce combat vaut la peine d'être mené « Je sais qu’il faut une économie qui marche, mais il faut aussi des hommes , c’est ça la démocratie, le courant politique de ceux qui ont des valeurs humanistes pour un projet humain et non financier ... ».

Nous avons été trés heureux de partager ces moments , et nous tenons à remercier les dirigeants et les salariés de la Scierie LAGARDE, BLEU FORET et SOCOPA pour leur disponibilité et leur chaleureux accueil.

 

 

le diaporama « en cliquant ici » et également sur le site Mouvement Démocrate

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02 novembre 2008

Intervention de J.François Khan à la Conférence Nationale

Huit minutes de plaisir , on est loin de la langue de bois habituelle pour évoquer la crise...



31 octobre 2008

"Démocratie Libérale" et XXIème siècle.

La pensée et la démarche collective voulue par les principes démocratiques est-elle compatible avec l’individualisme généré par la responsabilité et la liberté individuelle voulue par le libéralisme ?

droit homme.jpg La démocratie par son principe d’égalité de droit, n’a-t-elle finalement enfermée le citoyen dans une sphère confortable, lui faisant oublier ses devoirs collectifs et où seule la dimension de ses droits individuels prévaut sur ceux de ces concitoyens ; n'est ce à partir de là que nait cette dimension toujours plus forte du libéralisme par rapport à la démocratie, ouvrant grand la porte à ce que l’on nomme le  néolibéralisme. Il semble que depuis quelques décennies, le ciment qui permettait  le point d’équilibre et l’harmonie entre  Démocratie et Libéralisme soit en train  de se dissoudre progressivement.

Le XXème siècle aura été celui des Etats, l’appartenance politique s’imposait comme la meilleure solution à la réalisation d’un destin commun.ONU.jpg La société considérait la nécessité de conduire le changement social comme impératif ultime, elle auracertes parfois commis  le pire , mais elle aura  su aussi  faire émerger  le meilleur grâce à la mise en place d’institutions  internationales et l’organisation de systèmes protecteurs pour les plus faibles.

Aujourd’hui l’appartenance politique n’est plus de mise, les tenants de la pensée néolibérale - animés par leur seule avidité - s’acharnent à l’annihiler; ainsi, ils trompent le citoyen, lui laissant croire qu’il peut se gouverner lui-même, ils s’évertuent à  lui faire oublier son histoire et celle de ses ancêtres. Ils parviennent ainsi  progressivement à  l’enfermer dans l’individualisme, ils arrivent à le détourner de la politique en la discréditant. Ils tentent de nous démontrer que toutes ces institutions ne sont que des freins au développement, qu’elles sont issues d’une vision archaïque de la société ; pour y parvenir, ils  n’en font émerger que la lourdeur et les coûts , se gardant bien de mettre en avant les services qu’elles remplissent, ils tentent de justifier la nécessité de s’en débarrasser au plus vite mettant en avant une liberté qui n’est qu’un leurre.

"Dans une monarchie bien réglée, les sujets sont comme des poissons dans un grand filet, ils se croient libres et pourtant ils sont pris."
Montesquieu

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Les valeurs de la démocratie, sans relais politique, sont  impuissantes devant cette situation, peut être sont elles entrain de perdre du terrain, car elles ne semblent  avoir aucune prise sur la remise en cause de ce qu’elle produit de meilleur. Nous sommes tous happés par cette spirale qui emporte la démocratie et le libéralisme dans la globalisation, donnant ainsi naissance à ce monstre incontrôlable qu'est le néolibéralisme.

Devant ce constat, l’enjeu pour nous citoyens de ce XXIème siècle, est de reconstruire cet équilibre entre démocratie et libéralisme en s’inscrivant dans un projet de société qui permette de redonner tout son sens au pincipe de citoyenneté, et à la démocratie ,  et en revenant sur les valeurs fondamentales du libéralisme. A n’en pas douter, cette reconstruction  sur des valeurs humanistes, ne pourra venir que de notre « vieux continent » -celui d’où ont jaillies europ bayrou.JPEG les Lumières- c'est-à-dire au  travers d’une Europe forte, encore faut il que celle-ci se dote des structures nécessaires pour exister politiquement et s’affirmer comme modèle alternatif à celui desEtas Unis, et il y a urgence car si le modèle américain s’essouffle, d’autres puissances émergentes risquent de nous imposer le leur. A nous Démocrates de donner l'impulsion!

"C'est donc le projet humaniste que nous allons porter devant les Français, l'affirmer et le défendre. En face du projet capitaliste des uns, du projet socialiste des autres, il y aura un projet humaniste et les Français choisiront ce qu'ils veulent. Ils choisiront leur orientation, les priorités et le destin de leur peuple." F.Bayrou discours de cloture Conf.Nat.


29 octobre 2008

Pourquoi la crise ?

Comment des ménages américains aux revenus les plus modestes ont-ils pu provoquer la crise mondiale que nous traversons ? Le mécanisme est simple mais sournois. Plutôt que traiter la pauvreté et essayer de faire monter le niveau de vie des plus pauvres, les Etats Unis ont choisi de miser sur le crédit pour laisser croire au "rêve américain". Concrètement, les banques, qui n'ont pas l'argent pour prêter aux plus pauvres, subprime.jpglèvent des fonds pour financer les prêts en question, en promettant des dividendes très intéressants... Du coup, tout le monde se précipite pour acheter ces placements aux taux prometteurs (utopiques ?). Comme en économie, il faut toujours plus d'activité, certains investisseurs se sont rendus compte qu'on pouvait mettre une partie de ses "promesses de remboursements" dans des produits financiers "multi-supports". Histoire d'augmenter l'attractivité du produit par des taux de rendement imbattables... Et tout le monde (sans jeu de mot) s'est laissé prendre à l'euphorie générale... Jusqu'au jour où les empreunteurs se rendent compte qu'ils ne perviennent pas à rembourser... Naturellement, les prêts ne sont assurés que par l'hypothèque du bien financé... Donc en cas de non remboursement, le bien est saisi. Mais lorsque la plupart des emprunteurs ne parviennent plus à rembourser, les banques deviennent propriétaires d'une multitude de maisons qui ne se vendent plus... Et le système s'écroule :
- les plus pauvres n'ont plus de toit (maison saisie),
- les investisseurs ne (re)voient plus leur argent.

C'est donc au final toute l'économie qui se "crispe", puisque les banquent ne rentrent plus d'argent (ne parviennent pas à vendre leurs produits financiers), et ne peuvent donc plus en prêter (ou alors à des taux bien différents...). Non seulement aux particuliers, mais aussi aux entreprises. Donc entre les particuliers qui ont moins d'argent à investir et les entreprises qui ne peuvent plus compter sur les banques pour moderniser leur outil de production, la récession s'installe. Et la consommation diminue, puisqu'il y a moins d'argent en circulation. Donc les cahiers de commandes se vident... D'où des plans sociaux, voire des entreprises qui ferment... du chômage qui s'installe durablement...

Ne parlons pas des investisseurs à la bourse qui ne savent plus sur quoi miser. Toute valeur devient volatile d'un jour à l'autre pouvant aller du pire au meilleur et vice versa, uniquement en fonction de l'attractivité ponctuelle d'un jour sur l'autre... Sans lien avec la valeur de l'entreprise concernée par la cotation.

Au delà du fait de montrer du doigt les "subprime", on doit analyser plus finement les véritables causes de cette crise planétaire, pour éviter qu'une telle situation ne se reproduise. 3 axes ressortent sans ambiguité :

1/ Aucune loi ou règle ne limite le comportement des marchés. Il faudra donc dans l'avenir réguler ou réglementer les droits et devoirs : transparence sur les produits proposés, limitation du nombre de supports assemblés, limitation des produits "hors bilan", etc.

2/ Les acteurs financiers peuvent agir à leur guise. Il faudra de ce point de vue fixer des règles de comportements. Moraliser la finance mondiale : limiter les actes (ventes / achats), obliger à des bilans individuels, etc. Il faut parvenir à une autre règle que celle du seul profit maximal au détriment de l'intérêt global ou humain.

3/ Aucune instance n'a autorité pour limiter les attitudes et actes financiers mondiaux. Il faudra réfléchir à une nouvelle gouvernancecrise economique.jpg mondiale. Le FMI devra en particulier disposer de droits nouveaux. Et ne pas seulement se comporter en conseiller. Il faudra aussi trouver de nouvelles démarches valorisantes où l'argent est au service de l'homme et non pas le contraire. La spéculation ne doit pas être plus profitable que l'investissement dans l'économie réelle.

Jusqu'à présent, tout les coups semblaient permis tant qu'ils aboutissaient à des bénéfices. Et sans se soucier des éventuelles conséquences. Un projet de société basée sur des principes humanistes regarde dans une toute autre direction : L'appat du gain doit être modéré par le respect de l'autre et de sa communauté.

A notre niveau, nous avons la responsabilité de tout mettre en oeuvre pour que l'Europe porte un tel projet. Les notions de responsabilité et de solidarité doivent reprendre un sens aujourd'hui oublié. Dans le cadre d'une économie mondialisée, l'aide au plus pauvres (dans notre pays, notre continent, mais aussi à l'échelle mondiale) est une nécessité. Car dans une crise durable ce sont eux qui en subissent le plus fortement les conséquences.

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