08 février 2009
Un peu de recul...
Le weekend aidant , il n’est pas négligeable de revenir sur l’intervention du Président de la République Jeudi dernier et de décortiquer ses différentes déclarations.
A propos du prêt aux banques, N.Sarkozy précise que celui-ci ne coutera pas un centime aux contribuables, et rapportera même 1,4 milliards d’euros qu’il va bien évidemment réorienter vers le financement des mesures sociales …
Sachons le, ceci est faux ; en effet, sachant que les caisses sont vides, l’Etat est lui-même est dans l’obligation d’emprunter pour prêter cet argent, il en résultera un petit 700 millions d’euros…
A propos du soutien des classes moyennes et des mesures fiscales qu’il souhaiterait voir mises en œuvre - notamment pour les classes moyennes dites « basses » - c'est-à-dire la suppression de la première tranche de l’impôt sur le revenu et l’annulation du deuxième tiers provisionnel et ceci dès cette année. Est-ce réellement une solution, prenant en considération nos déficits, et sachant que cette mesure va automatiquement créer une nouvelle inégalité devant l’impôt en concentrant le poids de celui-ci sur un minimum de foyers; enfin, concernant l’annulation du deuxième tiers, quid des deux tiers des Français qui sont mensualisés ?...
Il y a une volonté de notre président de tuer l’impôt sur le revenu, alors même que celui-ci est sans aucun doute l’impôt le plus juste car progressif, et que contrairement à la TVA, il ne pénalise pas la consommation, mais prend en compte les revenus de chaque foyer.
Au sujet de la taxe professionnelle, c’est une annonce à prendre au sérieux, celle-ci représente environ 28 milliards d’euros. Sur cette somme, l’Etat en paye d'ailleurs environ 10 milliards. Son remplacement serait envisagé par une taxe carbone ou un impôt écologique, pourquoi pas, mais qui le paiera sachant que Laurence Parisot a déclaré aussitôt « c’est une bonne mesure, mais à condition qu’elle ne soit pas remplacée par un impôt qui va pénaliser le même secteur d’activité »…
A propos de la santé générale de la France sur le plan économique, la comparant à celle de nos partenaires européens, il indique que « celle ci est bien pire ailleurs ! », force est de constater que le Président ne vit pas la même crise que la moyenne des Français.: le chômage grimpe de façon régulière depuis 8 mois, c’est plus de 217000 demandeurs d’emploi supplémentaires en 2008.
Il ne fait pas non plus le même constat que la Cours de Comptes qui rendant son rapport annuel, fait part elle de ses inquiétudes. Philippe Seguin précise «il n'est pas exclu que la dette publique puisse s'accroître de plus 200 milliards d'euros entre 2007 et 2010. Elle friserait alors les 80 % du produit intérieur brut, voire davantage». Il est clair que le plan de relance présenté par le gouvernement associé aux intentions de N.Sarkozy Jeudi soir, auront une incidence massive et durable sur la dette publique. Enfin pour reboucler avec le sujet des banques, la Cour des Comptes les accuse d’avoir incité les collectivités locales à s’endetter démesurément et elle conseille au gouvernement de renforcer d'abord l'information des élus - en organisant un débat annuel sur l'état de la dette- , puis d'améliorer les règles comptables en provisionnant les risques inhérents à ces produits, et enfin, d'instaurer une concurrence équilibrée et transparente des offres bancaires.
De son côté, François Bayrou a fait part de son inquiétude déclarant que ces mesures nous engageaient vers des déficits abyssaux « Autant, on doit envisager des interventions de relance fortes, mais ponctuelles, investissements et consommation pour ceux qui vont avoir le plus de mal, autant nous ne devrions pas accepter de dégrader durablement les finances publiques … Abandonner les équilibres de long terme pour les effets d’annonce d’une seule émission, ce n’est pas responsable. ». Il a également souhaité rétablir trois contre vérités sur la nomination des présidents de l’audio visuel publique , d'abord en indiquant que « la nomination en Conseil des ministres », ce n’est pas une nomination du gouvernement, c’est évidemment une nomination du président. Ensuite que l’approbation du CSA ne peut pas être présenter comme un rempart alors qu’on vient d’affirmer que l’institution a été pendant des années aux ordres. Enfin, qu' il est faux d’affirmer que l’opposition doit donner son accord au parlement : la majorité qualifiée n’est requise que pour un veto, ce qui la rend d’ailleurs totalement hors de portée.

Le parlé vrai est certes difficile, voir dangereux en politique - le MoDem en sait quelquechose - mais en ces temps de crise on ne peut que regretter une telle tentative d’enfumage de la part du Président, nous ne sommes plus en campagne électorale. Ceci étant dit, si elle a relativement bien fonctionné avec les journalistes présents qui ont fait preuve de peu de verve devant ses déclarations, il est rassurant de constater que les 15,5 millions de Français qui étaient devant leur téléviseur ont été un peu moins rassurés que ces derniers puisqu’ils ne sont que 36% à s’être laissé convaincre. (Sondage CSA publié par Le Parisien).
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02 janvier 2009
Perspectives économiques en 2009 : situation de crise ?
La dette publique française (Etat, collectivités locales et Sécurité siciale) a augmenté de 15,6 milliards au troisième trimestre (+0,4%), s’établissant à 1284,8 milliards d’euros, soit 66,1% du PIB (Soit 20,393 € par Français). Rappelons que les normes du Pacte de stabilité monétaire (Zone "euros") fixait un plafond d'endettement maximum d'un Etat membre à 60% de son produit intérieur prut (PIB).
En réalité, le gouvernement s'attend au final à ce que la dette publique boucle l'année 2008 à 66,7% de PIB, tant les rentrées fiscales baissent rapidement avec les premiers effets de la crise économique mondiale...
Des recettes moindres
Le produit de l'impôt sur les sociétés payable en 2008, déjà en baisse de 4 milliards par rapport aux attentes du budget voté il y a un an, pourrait finalement être de 13% inférieur au niveau escompté si le dernier accompte payé le 15 décembre traduisait bien une baisse de 3 milliards supplémentaires. Même mauvaise intuition avec la TVA, première pompe à finance du pays. Le recul de la consommation depuis l'été se ressent dans les rentrées fiscales, de même que la baisse de la TIPP sous le double choc d'une moindre demande de carburants depuis l'automne et d'une baisse des prix à la pompe. Côté Sécurité Sociale non plus les comptes ne sont pas fameux, avec de moindres cotisations sociales depuis le redémarrage du chômage. Alerte aussi côté recettes des collectivités locales avec le net recul des droits de mutation immobiliers du fait des bien moindres transactions...
Davantage de dépenses.
Etat, collectivités et Sécu sont également partis pour dépenser plus, ne serait-ce que pour financer le plan de relance français de 26 milliards d'euros. Donc pour s'endetter encore davantage. A en croire le programme de stabilité transmis la semaine dernière à la Commission de Bruxelles, l'endettement de la France atteindrait 69,1% du PIB fin 2009. Soit 3 points de plus qu'aujourd'hui. Un record absolu qui ne peut pas annoncer autrechose que des impôts futurs pour rétablir les comptes...
Conclusion.
Le tableau semble bien sombre. Néanmoins, nous ne devons pas oublier que la crise actuelle est d'abord celle du logiciel économique des USA. Notre système français et européen n'est pas en cause. Même s'il doit "digérer" (plus facile à dire qu'à faire, on s'en doute...) les conséquences de cet effondrement de l'autre côté de l'Atlantique. Car cette crise, c'est d'abord et avant tout la fin de l'hégémonie économique des Etats-Unis. Et dans le contexte d'une économie mondiale, lorsque le leader financier s'écroule, personne ne peut s'en sortir sans dommage.
Nous avons cependant des atouts. Et en particulier, même si cela a généré des contraintes et des frustrations par le passé, l'euro constitue
une véritable aubaine. Non pas tellement en tant que monnaie. Mais par les obligations qui ont été instaurées pour son existence. Notamment le pacte de stabilité, qui a obligé les pays concernés à limiter leur endettement à 60% du PIB (chacun y étant plus ou moins bien parvenu). On est en tout cas bien loin de l'endettement de l'autre côté de l'Atlantique, au delà de 300%, voire davantage, suite, par excemple, aux différents "efforts de guerre" des dernières années (Irak, Afghanistan...) dont toute la facture n'est pas totalement établie aujourd'hui...
Certes, pour les pays européens les marges de manoeuvre sont étroites si on choisit de vouloir continuer à museler la dette publique. Mais elles sont néanmoins envisageables. Et puis cet endettement "modéré" est aussi le gage d'une vie au quotidien qui n'est pas totalement a crédit. Donc l'investissement est encore probablement possible. Et chacun sait que c'est bien lui le moteur économique, au plan international, comme au plan beaucoup plus local.
C'est d'ailleurs sans doute une des clés de cette "digestion" plus ou moins rapide de la crise économique actuellement traversée que la capacité des nations, des collectivités et aussi des ménages à continuer à investir. Et c'est aussi très certainement un retour à une plus juste valeur du travail comme source de profit (certe moindre, mais bien présent et plus constant), plutôt que la spéculation avec ses secousses imprévisibles et immodérement aléatoires...
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17 décembre 2008
Le chômage dans les Vosges
La Direction Régionale duTravail de l’Emploi et de la Formation Professionnelle vient de publier dans le « Cahier Lorrain de l’Emploi » du mois d’Octobre des chiffres peu réjouissants, selon la DRTEFP, le chiffre des demandeurs d’emploi sur notre département, est sur le point de passer le cap des 14000 demandeurs, soit une augmentation de 9,8 % sur un an, alors même qu’elle est de 5,6% sur l’ensemble de la Lorraine avec 76 170 demandeurs d’emploi, et de 4,5% au niveau national.
Comme nous l’avions indiqué dans notre article « Travailler plus et plus longtemps » il est particulièrement affligeant et inquiétant, de constater que la jeunesse de notre département est durement touchée, ainsi sur la Lorraine,19079 jeunes de moins de 25 ans sont en recherche d’emploi, soit près de 25% des demandeurs d’emploi. Comment s’étonner que nous ayons la jeunesse la plus déprimée au monde et que seuls 26% ce celle-ci mise sur un avenir prometteur, y compris lorsqu’elle est diplômée. Quand on pense que sur la Lorraine, l’industrie automobile représente 240 entreprises et 38500 emplois, il y a matière à inquiétude sur les conséquences d’une crise qui se prolongerait.
Compte tenu que le gouvernement a tout misé sur une loi TEPA, qui n’a pour seule conséquence que de creuser un
déficit limitant ses possibilités de relance, il est devenu impossible pour lui, de dégager des marges de manoeuvre et d'apporter des réponses efficaces. Le risque est donc grand, de voir la crise économique s’ouvrir sur une crise sociale majeure. Chacun en a conscience et il plane comme une odeur de souffre, car de la déprime d'une jeunesse à la colère d'un peuple, le pas est vite franchi. Il y a quelque temps Nicolas Sarkozy se gaussait, constatant qu’en France les grèves ne se voyaient plus, il ferait bien de s’en inquiéter car comment la colère des
citoyens pourra-t-elle être canalisée par des corps intermédiaires délégitimés qu’il s’acharne à discréditer depuis son élection. Le recul de Xavier DARCOS est sans doute le signe que cette odeur de souffre est venu jusqu’aux narines du gouvernement, et qu’il valait mieux éviter l’étincelle, mais il n’est pas certain que le report de cette réforme arrive à calmer des jeunes désabusées et sans illusions qui, comme leurs parents, ont une véritable aspiration au changement, et sont en attente d’un projet de société différent qui puisse leur redonner espoir et confiance en l’avenir.
" Je ne pense pas que ce plan soit de nature à mettre un terme à la crise, ni même à créer un sursaut de croissance notable. Les moyens de la France sont extrêmement faibles par rapport à ce qu’il
faudrait mobiliser pour rétablir la croissance et la confiance. Sans doute, le gouvernement fait-il ce qu’il peut, mais il peut si peu..." F.Bayrou ITV La Tribune
Cliquer ici pour consulter le "Cahier Lorrain de l’emploi."
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15 novembre 2008
Travailler plus et plus longtemps ?
Alors même que nos ministres disent à qui veut l’entendre, qu’ils n’agissent que dans l’intérêt des Français et donc en fonction de leurs attentes, force est de constater que le gouffre entre les Français et ce gouvernement se creuse, car selon un sondage CSA pour le Parisien, 66% d’entre eux rejettent le principe d’une retraite à 70 ans. Outre la forme, avec laquelle a été adopté cette loi – celle-ci faisant suite un amendent passé en catimini en pleine nuit – elle n’a fait l’objet d’aucune concertation avec les partenaires sociaux. Ce sondage révèle également que la liberté de choix des salariés, indiquée par Xavier BERTRAND, est perçue comme un leurre, du même acabit que les heures supplémentaires ( financées par les contribuables à hauteur de 5 miliards d’euros), le travail du Dimanche, le temps partiel choisi... C'est en fait trés simple, à terme le choix se résumera à travailler jusque 70 ans pour espérer toucher une retraite pleine , ou bien prendre sa retraite plus tôt pour une pension misérable, bref choisir entre la peste et le choléra. François Bayrou lors de sa visite dans les Vosges a indiqué "si on commence à mettre le petit doigt dans ce mécanisme, le bras entier sera emporté", estimant qu’un tel amendement ne peut avoir comme objectif que d'inscrire dans un texte que 70 ans est un âge normal pour la retraite, afin d'en faire une référence.
D’autre part comment mettre une telle mesure en place sans prendre en considération le peu d’enthousiasme de certains employeurs à embaucher les moins de 25 ans et à les garder au-delà de 55 ans, car pour aller au fond des choses, il est aussi important de noter que seuls 63% des Français en âge de travailler occupent un emploi contre 71% dans les pays anglo-saxons et 77 pour le Danemark, or ceci est essentiellement lié chez nous à la faiblesse du taux d’emploi chez les moins de 25 ans et les plus de 54 ans. On voit le décalage entre le discours du « travailler plus pour gagner plus » et ce que vivent réellement les Français il en ira de même pour « la retraite choisie à 70 ans ».
Finalement, pour résoudre cette question « du travailler plus et plus longtemps » pour permettre aux caisses de retraite de se renflouer, il serait
peut être plus judicieux d’envisager d’orienter l’investissement sur l’emploi, de faire en sorte que les chômeurs, quelque soit leur âge, puissent avoir la garantie d'une véritable formation débouchant sur un emploi. En 2006 et 2007 le chômage a certes reculé, ce qui a permis à l’UNEDIC de se renflouer, or les partenaires sociaux n’en ont pas profité pour réorienter massivement cette « manne » vers la formation et l’accompagnement des demandeurs d’emploi, ils ont préférés focaliser les aides sur l’allègement de charges sur les bas salaires. Or c’est moins d’allégement de charges sur les bas salaires que de salariés bien formés et qualifiés dont ont besoin les entreprises, et cette défaillance d’investissement sur ces dernières années risque de devenir problématique compte tenu de la remontée probable du chômage en 2009.
On le voit, tout est lié on ne traitera pas la question des retraites sans traiter celle du travail, et de constater une fois de plus que ce gouvernement sait faire preuve de beaucoup d’agitation et de prise de décision hâtives; sans doute pour donner le sentiment qu'il réforme, mais sans impact réellement positif pour nous citoyens.
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07 novembre 2008
De merveilleuses histoires humaines…
Après le Nord il y a dix jours, la Normandie la semaine dernière et Mayotte le week-end dernier, François Bayrou nous a fait l'honneur de sa visite ces deux derniers jours dans notre département des Vosges, accueilli à la gare par Nathalie MERIER, Gérard MICHEL, Daniel FIEROBE et Albin COANET, ce fut certes, l'occasion pour François BAYROU de venir saluer la fédération du MODEM 88, mais son souhait était surtout d'aller à la rencontre de « la France des profondeurs » expliquant aux journalistes « Je tiens au contact physique ». Et de cette France des profondeurs, c'est bien ce dont il a été question pendant ces deux jours, cette France qui ne spécule pas sur des cours de bourse bien souvent virtuels, mais bien celle qui œuvre au jour le jour pour l'économie réelle et le maintient d'une activité humaine dans le cœur de nos vallées.
La journée a commencé par une visite chez Tricotage des Vosges à Vagney où nous a également rejoint Nathalie Griesbeck Députée européenne. BLEU FORET est une PME qui avec ses 250 salariés a su contourner tous les obstacles en s'appuyant sur l'intelligence, les compétences, la créativité et la qualité. Elle réalise un chiffre d'affaire de près 23 millions d'euros, ceci sur un produit que d'autres considèrent impensable de produire en France, or c'est cette proximité avec ses clients qui fait la force de Bleu Forêt , car outre la qualité, c'est le service qui lui permet de se démarquer. François Bayrou a pu constater en cheminant dans les allées que l'on peut, y compris dans un contexte concurrentiel, sauver des emplois, " Il y a des femmes et des hommes qui se battent pour y arriver, la preuve est là..." en précisant également que si la France devait créer un "fond souverain", il doit être utiliser pour soutenir l'investissement de nos PME.
François Bayrou s'est ensuite rendu chez SOCOPA, société crée en 1967 précurseur de l'ossature bois en France tant dans la maison individuelle que dans le collectif. SOCOPA réalise un chiffre d'affaire de 15 millions d'euros pour un effectif de 100 salariés. Pour garantir la pérennité de son succès, SOCOPA investit dans l'outil informatique et la recherche et le développement, M. Armand BACH s'appuie également sur l'intelligence et la compétence locale, développant un partenariat avec les centres de compétence vosgiens (ENSTIB, lycées professionnels...).
Le lendemain, François BAYROU s’est rendu à La Baffe, pour visiter la scierie de Monsieur LAGARDE, petite entreprise familiale employant 6 personnes. Devant le constat de M.Lagarde qui déporait le faible intérêt des poltiques à l'égard des petites et moyennes entreprises, François Bayrou explique que c' était l'esprit des deux emplois sans charges et de préciser
"Je suis certain que les politiques gagneraient à s'interesser à l'économie réelle et pas à l'abstrait de la macroéconomie qui se plante. Je veux m'interesser à ceux qui font l'économie.Je viens rencontrer la réalité de la vie."
On voit que nos régions ne manquent pas de talents et d'audace, un potentiel extraordinaire, ce qui fait dire à François Bayrou « On a laissé partir des pans entiers de l'industrie française, avant même de mener le combat », puis citant en exemple le volontarisme des dirigeants et des salariés de BLEU FORET et de SOCOPA qui démontrent chaque jour que ce combat vaut la peine d'être mené « Je sais qu’il faut une économie qui marche, mais il faut aussi des hommes , c’est ça la démocratie, le courant politique de ceux qui ont des valeurs humanistes pour un projet humain et non financier ... ».
Nous avons été trés heureux de partager ces moments , et nous tenons à remercier les dirigeants et les salariés de la Scierie LAGARDE, BLEU FORET et SOCOPA pour leur disponibilité et leur chaleureux accueil.
le diaporama « en cliquant ici » et également sur le site Mouvement Démocrate
22:16 Publié dans ACTUALITE DU MODEM, ANALYSE ECONOMIQUE, ANALYSE POLITIQUE, FRANCOIS BAYROU, INFORMATIONS LOCALES, LE MODEM EN LORRAINE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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02 novembre 2008
Intervention de J.François Khan à la Conférence Nationale
Huit minutes de plaisir , on est loin de la langue de bois habituelle pour évoquer la crise...
16:27 Publié dans ACTUALITE DU MODEM, ANALYSE ECONOMIQUE, ANALYSE POLITIQUE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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29 octobre 2008
Pourquoi la crise ?
Comment des ménages américains aux revenus les plus modestes ont-ils pu provoquer la crise mondiale que nous traversons ? Le mécanisme est simple mais sournois. Plutôt que traiter la pauvreté et essayer de faire monter le niveau de vie des plus pauvres, les Etats Unis ont choisi de miser sur le crédit pour laisser croire au "rêve américain". Concrètement, les banques, qui n'ont pas l'argent pour prêter aux plus pauvres,
lèvent des fonds pour financer les prêts en question, en promettant des dividendes très intéressants... Du coup, tout le monde se précipite pour acheter ces placements aux taux prometteurs (utopiques ?). Comme en économie, il faut toujours plus d'activité, certains investisseurs se sont rendus compte qu'on pouvait mettre une partie de ses "promesses de remboursements" dans des produits financiers "multi-supports". Histoire d'augmenter l'attractivité du produit par des taux de rendement imbattables... Et tout le monde (sans jeu de mot) s'est laissé prendre à l'euphorie générale... Jusqu'au jour où les empreunteurs se rendent compte qu'ils ne perviennent pas à rembourser... Naturellement, les prêts ne sont assurés que par l'hypothèque du bien financé... Donc en cas de non remboursement, le bien est saisi. Mais lorsque la plupart des emprunteurs ne parviennent plus à rembourser, les banques deviennent propriétaires d'une multitude de maisons qui ne se vendent plus... Et le système s'écroule :
- les plus pauvres n'ont plus de toit (maison saisie),
- les investisseurs ne (re)voient plus leur argent.
C'est donc au final toute l'économie qui se "crispe", puisque les banquent ne rentrent plus d'argent (ne parviennent pas à vendre leurs produits financiers), et ne peuvent donc plus en prêter (ou alors à des taux bien différents...). Non seulement aux particuliers, mais aussi aux entreprises. Donc entre les particuliers qui ont moins d'argent à investir et les entreprises qui ne peuvent plus compter sur les banques pour moderniser leur outil de production, la récession s'installe. Et la consommation diminue, puisqu'il y a moins d'argent en circulation. Donc les cahiers de commandes se vident... D'où des plans sociaux, voire des entreprises qui ferment... du chômage qui s'installe durablement...
Ne parlons pas des investisseurs à la bourse qui ne savent plus sur quoi miser. Toute valeur devient volatile d'un jour à l'autre pouvant aller du pire au meilleur et vice versa, uniquement en fonction de l'attractivité ponctuelle d'un jour sur l'autre... Sans lien avec la valeur de l'entreprise concernée par la cotation.
Au delà du fait de montrer du doigt les "subprime", on doit analyser plus finement les véritables causes de cette crise planétaire, pour éviter qu'une telle situation ne se reproduise. 3 axes ressortent sans ambiguité :
1/ Aucune loi ou règle ne limite le comportement des marchés. Il faudra donc dans l'avenir réguler ou réglementer les droits et devoirs : transparence sur les produits proposés, limitation du nombre de supports assemblés, limitation des produits "hors bilan", etc.
2/ Les acteurs financiers peuvent agir à leur guise. Il faudra de ce point de vue fixer des règles de comportements. Moraliser la finance mondiale : limiter les actes (ventes / achats), obliger à des bilans individuels, etc. Il faut parvenir à une autre règle que celle du seul profit maximal au détriment de l'intérêt global ou humain.
3/ Aucune instance n'a autorité pour limiter les attitudes et actes financiers mondiaux. Il faudra réfléchir à une nouvelle gouvernance
mondiale. Le FMI devra en particulier disposer de droits nouveaux. Et ne pas seulement se comporter en conseiller. Il faudra aussi trouver de nouvelles démarches valorisantes où l'argent est au service de l'homme et non pas le contraire. La spéculation ne doit pas être plus profitable que l'investissement dans l'économie réelle.
Jusqu'à présent, tout les coups semblaient permis tant qu'ils aboutissaient à des bénéfices. Et sans se soucier des éventuelles conséquences. Un projet de société basée sur des principes humanistes regarde dans une toute autre direction : L'appat du gain doit être modéré par le respect de l'autre et de sa communauté.
A notre niveau, nous avons la responsabilité de tout mettre en oeuvre pour que l'Europe porte un tel projet. Les notions de responsabilité et de solidarité doivent reprendre un sens aujourd'hui oublié. Dans le cadre d'une économie mondialisée, l'aide au plus pauvres (dans notre pays, notre continent, mais aussi à l'échelle mondiale) est une nécessité. Car dans une crise durable ce sont eux qui en subissent le plus fortement les conséquences.
23:01 Publié dans ACTUALITE INTERNATIONALE, ANALYSE ECONOMIQUE, ANALYSE POLITIQUE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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