16 mai 2012
François Bayrou était l'invité de Jean-Jacques Bourdin sur RMC et BFMTV.
Bourdin 2012 : François Bayrou par BFMTV
"Une force d'équilibre est indispensable"
Pour le leader centriste, "le pire risque pour le Parti socialiste, c'est le sectarisme". "Se refermer sur lui-même, en ayant tous les pouvoirs, ce ne serait pas seulement un risque pour la démocratie, ce serait un risque en face de la crise. Les décisions qui vont devoir être prises ne pourront marcher que s'il y a un pays rassemblé et qui les accepte", a-t-il jugé. Pour lui, "la droite avait besoin d'alternance, mais la gauche a elle besoin de découvrir le réel", car "le projet qui était le sien depuis des années ne prenait pas en compte la réalité de la situation".
Cela démontre la nécessité de faire émerger et de structurer une force centrale d'équilibre, à l'occasion des élections législatives des 10 et 17 juin : "Nous avons besoin de voix de responsabilité, qui ne soient pas dans l'opposition systématique, mais qui soient là pour dire 'Nous sommes responsables, si vous prenez de bonnes décisions nous voterons pour et si elles paraissent mal inspirées nous le dirons là aussi'. C'est une vision complètement différente de celle qu'on est en train de mettre en place à l'UMP", a détaillé François Bayrou, qui sera lui-même candidat dans la 2e circonscription des Pyrénées-Atlantiques.
Le parlementaire refuse en revanche d'envisager la cohabitation. "Elle serait une catastrophe, d'autant plus en période de crise". "J'ai fait partie de ceux qui ont le plus combattu ce blocage. Quand c'est du beau temps, passe encore. Mais quand c'est un temps difficile, comme celui que nous allons vivre, alors évidemment c'est un risque très important", a-t-il prévenu. Ceci d'autant plus que "François Hollande a en lui la volonté de dépenser son camp, ou son clan", selon François Bayrou.

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14 mai 2012
Le Centre pour la France !
"des femmes et des hommes non pas d'un camp, mais d'un pays et d'un peuple"
François Bayrou - Le Centre pour la France -... par bayrou
L’élection présidentielle a livré son verdict. François Hollande a été élu, et Nicolas Sarkozy a organisé la transition comme elle devait l’être. Les Français ont apprécié ce moment républicain, ce qui prouve qu’il y a dans notre pays aujourd’hui un grand besoin d’apaisement.
Dans cette élection, j’ai pris mes responsabilités. Pour moi, la vie, cela consiste à prendre ses responsabilités. Je l’ai fait, est-il besoin de le dire, sans aucune idée d’intérêt, sans aucune sorte de marchandage. On me dit : vous avez pris des risques ! On va vous le faire payer et vous désigner comme cible. Je l’accepte. J’assume cela. J’ai pris cette décision, parce que je considérais que l’essentiel se trouvait en jeu, qu’au bout du compte, malgré mes réserves sur bien des points, l’alternance offrirait une chance nouvelle au pays.
Et notre marque de fabrique, à nous, c’est que nous ne faisons pas de la politique comme un marchandage : nous faisons de la politique comme un engagement. Et nous pensons que le courage est nécessaire à l’engagement. Or l’engagement, et le courage, c’est précisément ce qu’il faut à la France. Pas le sectarisme. Car la période que nous allons vivre va être la plus rude, la plus exigeante, que la France ait traversée depuis longtemps.
Je veux vous dire solennellement ceci : la crise vient, plus vite et plus dure qu’on ne l’imaginait ! L’étincelle part de Grèce, mais c’est dans les États endettés de la zone euro, et au premier chef chez nous en France, que l’incendie risque de s’allumer.
Voilà la dure réalité. Cette crise est celle des États surendettés de la zone euro. En finançant à crédit leur train de vie, en dépensant pour le courant et pas assez pour l’investissement, ces pays, et le nôtre, se sont placés dans une situation invivable. La crise qui vient sera la plus rude de celles que notre pays aura traversées depuis la guerre, parce que cette crise risque de menacer d’abord notre modèle social et de services publics.
J’espère que des démarches de croissance seront acceptées par les autorités de l’Union européenne. Mais c’est à l’horizon de plusieurs années. Et elles ne seront acceptées que si, en même temps, les pays cessent de s’endetter, et cela c’est à court terme. Et comme dans toute crise, ce sont les catégories les plus fragiles qui risquent d’être les premières atteintes. Il est très important que les gouvernants aient cela à l’esprit.
Et cela a deux conséquences. Il n’y aura pas de répit. Il y aura peut-être un court état de grâce politique, mais pas d’état de grâce économique et social. Et deuxième conséquence : on ne sortira pas de cette crise par les solutions politiques classiques !
François Hollande a un atout : il n’est pas ressenti comme un homme d’affrontements, je crois pour ma part que c’est authentique, il est nouveau, il a un certain crédit dans l’appareil d’État. Surtout, il a obtenu le soutien des catégories populaires les plus fragiles. Mais son programme économique devra être repris en profondeur, à la mesure de la crise, et ce sera un rude exercice de vérité, d’abord dans sa majorité.
S’il trouve en face de lui une opposition agressive et systématique, qui fera feu de tout bois, a fortiori une cohabitation de blocage, il n’existe aucune chance que le pays puisse se redresser. Je suis persuadé que les Français ne veulent pas d’une opposition frontale et systématique pour la période qui s’ouvre. Ils ont envie de gens, même différents, mais réunis qui fassent avancer les choses. C’est dans cette volonté que nous nous inscrivons. Il faut au Parlement un courant politique nouveau qui soit à la fois indépendant et positif. Il faut un courant politique qui dise non à la participation complaisante, non à l’opposition de principe, et oui à l’esprit de responsabilité et d’unité nationale.
Il faut un courant politique qui ne cherche pas l’échec des gouvernants, mais le succès de la France dans les immenses difficultés qu’elle va rencontrer. Des gens qui ne s’en laissent pas compter, qui ne se laissent pas influencer par les intérêts partisans. Et cette force ne peut être qu’au Centre.
Je dis au centre. Pour la première fois, un vrai centre peut exister. Jusqu’à maintenant, le centre ne se concevait qu’à droite. Jamais, depuis des années, il n’avait pu faire la preuve d’une vraie indépendance, d’une vraie liberté de décision, fondée non pas sur des arrière-pensées, mais sur le plus profond de son engagement.
Or pour qu’un vrai centre existe, il faut qu’il réunisse des femmes et des hommes qui assument leur diversité et ne soient pas toujours du même côté de cette barrière imaginaire qui séparerait les Français.
J’ai beaucoup d’amis qui ont voté Sarkozy et appelé à voter pour lui. Je considère qu’ils en avaient le droit. J’ai des amis qui ont voté blanc. Je considère qu’ils en avaient le droit. Beaucoup d’entre nous aussi ont voté Hollande et moi avec eux.
Ils n’ont pas à être accusés de leur vote. Ils en avaient le droit élémentaire comme citoyens. Aucun contrat, aucune dépendance ne doit empêcher un citoyen d’émettre le vote qu’il considère juste.
Et c’est en acceptant cette diversité, en réunissant ceux qui ont fait des choix de deuxième tour différents, et heureusement, que nous créerons le pôle central libre dont la France a besoin. C’est un grand changement.
La création d’une force centrale et libre dans la vie politique française, là est la seule nouveauté, et le seul changement possible. Et cette force centrale qui accepte et veut voir réunies les sensibilités différentes du centre, ceux qui ont voté d’un côté et ceux qui ont voté de l’autre, un pôle qui non seulement accepte la diversité mais la souhaite, c’est la garantie que pour la première fois, un courant refusera le sectarisme, les réflexes de clan, tout pour ou tout contre, toujours pour ou toujours contre !
Au travers des candidats de cette force centrale, pourront s’exprimer tous ceux qui éprouvent un malaise devant la volonté de monopole de l’UMP et du PS. Et je les ai rencontrés, les gaullistes, les sociaux démocrates, les sensibilités sociales de la droite républicaine, les écologistes réalistes. Tous ceux qui n’aiment pas que triomphent les seules logiques d’appareil. Tous ceux qui en ont marre des sectaires d’un bord ou de l’autre.
Quand les décisions seront bonnes et courageuses, le pôle central soutiendra les orientations du gouvernement. Quand elles seront risquées, il le dira clairement. En toutes circonstances, il cherchera à influencer les décisions prises dans le sens du courage, du réalisme, et de l’attention à porter à la vie quotidienne. Il défendra une vision pour le pays, autant que le souci de la vie de tous les jours. Il sera humaniste, pas seulement dans les mots, mais dans les actes. Devant la crise, il défendra l’intérêt national et donc l’unité nationale.
Les candidats de ce pôle central qui auront signé une charte d’engagement se présenteront sous l’étiquette : "Le Centre pour la France".
Ces candidats auront un mot d’ordre : "nous voulons être utiles à la France, pour qu’elle échappe à ses divisions". Ils ne seront pas les hommes et les femmes d’un camp, mais les hommes et les femmes d’un pays et d’un peuple.
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13 mai 2012
Position du MoDem Vosges après les présidentielles
Nous le savons tous au MoDem car nous défendons cette question essentielle depuis les présidentielles de 2007 ; ça fait 30 ans que nos dirigeants creusent la dette. Pas un n’a fait le nécessaire pour la réduire, et la droite comme la gauche en refusent la responsabilité, prétextant l’un comme l’autre et tour à tour la crise ou l’héritage du précédent….
Or, cette dette hypothèque gravement l’avenir de nos enfants, comme les mauvais résultats de notre système éducatif ou l’absence de stratégie visant à maintenir l’emploi en France, seul facteur permettant d’y maintenir notre système social.
Certes dans des périodes difficiles, on a plus envie d’écouter les promesses démagogiques et sans lendemain, que de voir et d’entendre la réalité qui nous accable. Et quelque soit le « vainqueur » de cette élection, il aura su se faire élire en mentant, en désignant des boucs émissaires, qui la finance, qui l’absence de frontière, qui l’immigration, qui les riches, qui l’Europe. Aucune remise en cause de leurs politiques, bien au contraire, ils se glorifient même de mieux réussir que nos voisins, en évoquant la Grèce ou l’Espagne, oubliant au passage que ceux qui réussissent mieux que nous, avec le même euro, la même Europe et la même crise, doivent cette réussite à leur travail et à leurs choix économiques, en aucun cas à la chance.
En la personnalité de François Bayrou, nous avons soutenu un candidat responsable, pour qu’il soit les cinq prochaines années le meneur d’une politique à même de résoudre nos problèmes en mettant en place les actions indispensables pour y faire face. Nous n’avons pas réussi à convaincre nos concitoyens et nous devons l’assumer, mais nous devons l’assumer en gardant la tête haute car nous n’avons jamais menti.
Au MoDem, nous militons pour défendre cette voie centrale et indépendante, car elle est la seule capable de conduire notre pays à un avenir meilleur.
Quelque soit le résultat de dimanche, il n’y aura pas de changement sur le fond, les mêmes individus conduiront, comme à leur habitude, les mêmes politiques dispendieuses ou injustes. En tant que militants du MoDem dans les Vosges, nous affirmons qu’on ne peut réduire nos différentes sensibilités de centristes à une simple consigne de vote. Nous vous disons donc : « votez en votre âme et conscience ».
Après les présidentielles, il y aura un troisième tour, les élections législatives, l’occasion pour les électeurs de ne pas signer un chèque en blanc à celui qui aura gagné, mais au contraire de l’obliger à gouverner avec un réel contrepouvoir. C’est bien ce à quoi s’engageront les candidats qui se présenteront aux législatives sous nos couleurs. A vous de leur donner suffisamment de poids, pour qu’aucune majorité partisane, de gauche ou de droite, ne puisse dominer la vie démocratique.
Nous n’avons pas su gagner mais nous sommes les seuls à ne pas avoir vendu nos âmes au diable, nous pouvons être fiers d’être centristes. Restons-le : la France a besoin de cette voie.
Le MoDem 88.
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06 mai 2012
Déclaration d'Albin COANET président du MoDem Vosges
Nous pouvons être fiers que les Français aient rejeté un président dont le discours ressemblait beaucoup trop à un discours d’extrême-droite. Nous pouvons être fiers que la France soit un pays suffisamment humaniste pour rejeter les thèses nationalistes de ceux qui seront toujours nos ennemis en politique. La façon de vouloir gouverner en opposant les Français entre eux de M Sarkozy était immorale. La morale tire donc son épingle du jeu, mais elle ne gagne pas, car c’est un menteur qui a gagné. Réduire le déficit tout en embauchant massivement comme il l’a promis est impossible, dire que ça l’est : c’est mentir. Prévoir un retour à l’équilibre du budget avec les hypothèses de croissance qu’il utilise et dont chacun sait qu’elles sont fausses : c’est mentir. Cette victoire, c’est encore celle de la démagogie.
Alors nous devons maintenant tout faire pour que celui qui a été élu ne puisse pas mettre en œuvre son programme économique car cela ruinerait la France. Les législatives qui arrivent constitueront donc un véritable troisième tour, essentiel pour la survie de notre économie. Nous présenterons à vos suffrages des candidats partageant les valeurs humanistes mais conscients des réalités économiques. Des hommes et des femmes qui ne sont pas des professionnels cumulards prêts à tous les mensonges, toutes les compromissions ni à tous les reniements pour une place mais des candidats engagés dans le combat pour ces valeurs qui nous honorent : morale, honnêteté, justice, réalisme…
Accordez-vous une chance de sortir du marasme où la droite et la gauche nous ont emmenés depuis 30 ans : donnez au centre la possibilité de moraliser la vie publique, de mettre en place les conditions propices à une reconquête industrielle et de recréer de l’emploi, de créer les conditions nécessaires au retour d’un enseignement performant.
Nous n’y arriverons ni en mettant au pilori les entrepreneurs et les patrons, ni en jetant les employés et ouvriers en pâture aux financiers. Nous n’y arriverons qu’en étant unis, et il n’y a pas d’autre union possible qu’autour du centre.
Albin COANET
Président du MoDem 88
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04 mai 2012
Déclaration de François Bayrou
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Le 3 mai 2012
J’ai examiné depuis deux semaines l’évolution du deuxième tour de l’élection présidentielle, au travers de la lettre que j’ai adressée aux deux candidats, de leurs réponses, des interventions publiques et du débat d’hier soir.
Je l’ai fait au nom d’un courant politique qui a été soutenu au premier tour par plus de trois millions de Français. Au sein de ce courant politique, il est des sensibilités diverses, plus à droite, plus à gauche, très au centre. Et c’est naturel : le courant central du pays quand il est soumis au choix impitoyable de la bipolarisation est forcément divers.
Cette diversité, j’y tiens. Elle est notre nature propre. C’est pourquoi je ne donnerai pas de consigne de vote. Chacun de mes amis, chacun de mes électeurs s’exprimera en conscience. Je sais qu’il y aura des expressions différentes. Et je les respecterai.
Je veux donc vous dire mon jugement personnel.
Nicolas Sarkozy, après un bon score de premier tour, s’est livré à une course-poursuite à l’extrême droite dans laquelle nous ne retrouvons pas nos valeurs, dans laquelle ce que nous croyons de plus profond et de plus précieux est bousculé et nié dans son principe. L’obsession de l’immigration dans un pays comme la France, au point de présenter dans son clip de campagne un panneau « Douane » écrit en Français et en Arabe, qui ne voit à quels affrontements, à quels affrontements entre Français, cela mènera ? L’obsession des « frontières » à rétablir, comme si elles avaient totalement disparu et que nous y avions perdu notre âme, qui ne voit que cela conduit à la négation du projet européen auquel le centre et la droite, autant que la gauche modérée, ont donné des décennies d’action et de conviction ? Et quant à l’idée que l’école, ce devait être l’apprentissage des frontières, qui ne voit que c’est une déviation même de l’idée d’école, qui est faite au contraire pour que s’effacent les frontières entre les esprits, entre les consciences, entre les époques ?
La ligne qu’a ainsi choisie Nicolas Sarkozy entre les deux tours est violente, elle entre en contradiction avec les valeurs qui sont les nôtres, pas seulement les miennes, pas seulement celles du courant politique que je représente, mais aussi les valeurs du gaullisme, autant que celles de la droite républicaine et sociale.
Comment en est-on arrivé là ? Ce sera l’histoire de cette élection, de cette rupture au sein du peuple français, rupture qui vient de loin, rupture économique, sociale et morale.
Je ne veux pas voter blanc. Cela serait de l’indécision. Dans ces circonstances, l’indécision est impossible.
Reste le vote pour François Hollande. C’est le choix que je fais.
Il s’est prononcé, de manière claire, sur la moralisation de la vie publique dans notre pays. Il aura fort à faire.
J’ai dit ce que je pensais de son programme économique. Je ne partage pas ce programme : je pense que ce programme est inadapté à la situation du pays et encore plus à la crise qui vient, que j’ai annoncée, je crois certaine.
Mais je pense que devant cette crise inéluctable il n’y aura qu’une attitude possible : une unité nationale qui réunira des femmes et des hommes venus d’horizons différents, pour permettre au pays de se ressaisir.
Cette unité nationale, elle ne se réalisera jamais si chacun reste dans la logique des camps anciens, une opposition en embuscade contre une majorité dont le seul but est qu’elle se casse la figure. La situation de notre pays, et encore davantage la situation que notre pays va connaître est trop grave pour cela.
Je ne suis pas et ne deviendrai pas un homme de gauche. Je suis un homme du centre et j’entends le rester. Et je suis certain que le jour venu, il faudra aussi qu’une partie de la droite républicaine soit associée à ce qu’il va falloir faire pour que la France s’en sorte.
Par mon choix, je rends possible pour la première fois depuis longtemps cette union nationale, la vraie mobilisation des Français au service de la France.
Il appartiendra à François Hollande, s’il est élu, de réfléchir à la situation et de prendre en compte cette nécessité pour le pays.
S’il en reste à la gauche classique et à son programme, je serai un opposant, dans une opposition vigilante et constructive. Il faudra une opposition constructive, mais déterminée, quand il s’agira d’empêcher les erreurs annoncées.
Il est des moments dans l’histoire où l’engagement devient vital. Je crois que le moment est venu de franchir des pas décisifs : nous devons tous, où que nous soyons, nous dépasser et nous rassembler pour que la France se reconstruise.
François BAYROU
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20 avril 2012
LE 22 AVRIL PROCHAIN, FAITES LE BON CHOIX
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C'EST AU PREMIER TOUR QU'IL FAUT IMPOSER VOTRE VOLONTE !!
François Bayrou, discours de Bordeaux - 190412 par bayrou
Jeudi soir à Bordeaux, François Bayrou a tenu son dernier meeting avant le premier tour de l'élection présidentielle, aux côtés de 3.000 de ses soutiens.
Pour télécharger le discours intégral en pdf, cliquez ici.
François Bayrou était chez lui, dans le Sud-Ouest pour ce dernier meeting avant le premier tour de l'élection présidentielle. Il s'est adressé aux personnes venues de la "région de son enfance et de sa vie". "Bordeaux. Ville de ma jeunesse. Celle où s'est joué, il y a 40 ans, le destin de ma famille, le mien. Notre rencontre, la naissance de mes enfants dont certains vivent encore aujourd'hui à Bordeaux". François Bayrou a ainsi rendu hommage "au pays où il n'a jamais cessé de vivre, la région où il n'a jamais cessé d'avoir ses racines, hier, aujourd'hui et demain". Il s'est adressé à "une région qui a une âme. Une âme qui est profondément liée à l'esprit démocratique. Un mot compliqué, un mot philosophique, un mot politique profond, car il signifie qu'on pousse la confiance faite au peuple jusqu'au point qu'on remet son destin entre ses propres mains".
"À la démagogie, j'oppose la démocratie !"
À la démocratie, dont il a souligné que le Béarn et tout le Sud-Ouest étaient précurseurs, François Bayrou a rappelé que ses adversaires dans cette campagne y opposaient la démagogie. "La démocratie demande une seule chose, qu'on dise la vérité au citoyen, c'est ce qui distingue les démocrates au sens plein. Mais il y a une race d'hommes politiques qui pensent que la politique, c'est de gagner les élections et que, pour ce faire, on a le droit de tout faire", a-t-il dénoncé. "Démocratie et démagogie sont incompatibles. De la démagogie, on en a vu beaucoup, infiniment trop. Les Français le sentent. Sinon, comment voudriez-vous qu'il y ait autant d'indécis ? Le nombre de ceux qui disent que cette campagne, au fond, ne mérite que l'abstention a grandi", s'est-il désolé. "Cela signifie que les Français ont compris qu'on leur racontait des histoires pour les empêcher de choisir leur destin", a-t-il affirmé. "Les démagogues sont ceux qui considèrent qu'on ne mène une campagne qu'au regard des sondages et qui pensent qu'il ne faille dire que ce que le peuple veut entendre. C'est du mépris", a-t-il pointé avec force. Puis, le candidat à la présidence de la République a énuméré la liste des questions "frivoles" qui ont parsemé la campagne tel l'étiquetage de la viande halal ou la modification du permis de conduire. Autant de sujets "extrêmement éloignés de la question centrale autour de laquelle va se jouer notre destin".
"Les uns s'adresse à la droite, les autres à la gauche : nous, on s'adresse à la France !"
"Ah ! Si les girouettes produisaient de l'énergie quand elles tournent, les énergies renouvelables auraient fait un pas en avant considérable !" C'est ainsi que le député des Pyrénées-Atlantique a décrit tous les transfuges qui se sont révélés ces derniers jours. "Quand les principes républicains seront réhabilités. On sera récompensé par ses actions, par ses compétences et par sa loyauté. Pas en fonction de la carte de son parti que le prend ou que l'on rend". "C'est une culture partisane de gens qui passent leur temps à regarder les partis et pas le pays", a-t-il souligné avant de marteler : "On a pas besoin de gens qui sont toujours de coté du manche !" Il a qualifié les meetings de ses concurrents, dimanche dernier, comme une façon de "rouler des mécaniques" et une façon de "montrer qu'ils avaient la plus grosse foule". "Ils prétendaient s'adresser au peuple de France, ils s'adressaient en fait à leur parti. Pour l'un ils s'adressent à la droite, pour l'autre à la gauche : nous, on s'adresse à la France", a-t-il affirmé. "Ce qu'on demande au président de la République, ce n'est pas de gouverner à gauche ou à droite ou au centre, c'est de sortir la France du péril dans laquelle elle se trouve".
"C'est au premier tour de l'élection présidentielle que ça va se jouer"
François Bayrou a enfin conclu son ultime meeting avant le scrutin, par un appel direct aux personnes qui ne savent pas encore pour qui iront leurs suffrages. "Je dis à ses 30 ou 40 % d'indécis, à ceux qui sont virtuellement des abstentionnistes, si vous voulez du changement, il faut refuser le second tour auquel on veut vous condamner ! Ce que nous avons mis au centre de cette campagne électorale c'est l'emploi, l'emploi, l'emploi et l'école, l'école, l'école. Tous ces enjeux-là passent par la question du premier tour de l'élection présidentielle. C'est au premier tour qu'il faut décider de renvoyer chez eux ceux qui vous mentent et ceux qui truquent", a-t-il expliqué.
"C'est au premier tour de l'élection présidentielle que ça va se jouer. Le moyen de l'imposer, c'est de regarder la phrase derrière nous : la France solidaire. C'est le meilleur slogan d'après un récent sondage auprès des Français sans que cela ne nous coute cher en agence de communication !", a-t-il plaisanté. "C'est cela l'enjeu de cette élection et il se joue au premier tour de l'élection présidentielle", a-t-il lancé avant de conclure : "Un peuple uni, rien ne lui résiste !"
Pour télécharger le discours intégral en pdf, cliquez ici.
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