28 janvier 2012
Réaction de François Bayrou aux 60 propositions de F.Hollande...
François Bayrou a réagi aux "60 propositions" avancées par le candidat socialiste F.Hollande en indiquant qu’elles ne permettront pas de revenir à l'équilibre des finances publiques compte tenu que ces "60 propositions" ne mettent en avant aucune mesure d’économie.
"On ne reviendra pas à l'équilibre avec ce programme-là. Ce n'est pas vrai, ce n'est pas imaginable. Il n'y a pas dans ce programme une seule mesure d'économie", a-t-il souligné sur Radio Classique.
Il a également précisé "ce programme est très éloigné de ce qu'il faut faire pour qu'on ait un retour à l'équilibre crédible, les socialistes ont donc clairement fait une croix sur cet indispensable retour à l'équilibre simplement pour proposer au pays des mesures agréables" que, d'ailleurs, ils ne seront pas en mesure de respecter.
"Le programme (de M. Hollande) dissimule les efforts que la France va devoir faire, quels que soient les vainqueurs de l'élection", et concluant que "Si on ne revient pas à l'équilibre, le pays va continuer à couler".

" La dette est l'ennemie de la gauche et de la France" François Hollande juillet 2011
Pour information défendant ces 60 propositions, François Hollande affirme que les "mesures nouvelles" liées à ses priorités coûteront, au terme d'une montée en charge progressive (?) , jusqu'à "20 milliards d'euros à l'horizon 2017", dernière année de son quinquennat (s'il est élu en mai). Côté recettes, son projet prévoit entre autre l'annulation de 29 milliards d'euros de niches fiscales.
Mais ce qui nous semble important de noter, c'est que l'ensemble de ses 60 propositions se fonde sur des hypothèses de croissance de l'économie française de 2 à 2,5 % en fin de mandat, ce qui parait très optimiste quand on sait que de son côté, l'OCDE table sur des perspectives beaucoup plus modestes à savoir + 0,3 % en 2012.
Et comme pour contredire F.Hollande, l'OCDE indique que la croissance mondiale devrait encore ralentir "après 3,8 % cette année, elle freinerait à 3,4 % l'an prochain (au lieu de 4,6 % prévu précédemment). Quand à la reprise possible à partir de mi-2012, l'OCDE indique qu'elle ne sera que progressive" et "modeste", et essentiellement tirée par les pays émergents"...
On voit clairement que si la couleur politique peut changer les methodes et les recettes elles, ne changent hélas pas. A moins de parier que Monsieur Hollande sera mieux armé que son prédecesseur pour "aller chercher la croissance avec les dents", mais c'est un pari qui risque de couter très cher à nos enfants et petits enfants...
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27 janvier 2012
"Il est du devoir d'un homme politique d'aller au-devant des personnes en situation de handicap"
François Bayrou rencontre l'Association des... par bayrou
François Bayrou a rencontré Jean-Marie Barbier, président de l'Association des Paralysés de France, qui porte le "Pacte 2012 pour la défense des droits des personnes handicapées", jeudi 26 janvier.
L'Association des Paralysés de France (APF) représentée par Jean-Marie Barbier a été accueillie, jeudi 26 janvier, par François Bayrou dans son siège de campagne afin de débattre des problématiques rencontrées par les personnes paralysées et handicapées en France. "Vous êtes le premier candidat qui nous accueille en personne", a salué le président de l'APF avant d'ajouter "Nous venons à votre rencontre sans revendication".
Cette association a choisi de partir à la rencontre de chacun des candidats à la présidence de la République, dans l'objectif de permettre aux personnes en situation de handicap d'accéder à une égalité des droits et au plein exercice de leur citoyenneté.
L'APF a présenté au député des Pyrénées-Atlantiques son "Pacte 2012", composé de 12 engagements. "Au delà des candidats à la présidentielle, nous appelons toute la population Française à signer notre pacte. Beaucoup de Français nous rejoignent dans ce que nous demandons. Nous voulons arriver à construire une société plus juste et qui soit plus inclusive. Ce qui veut dire que chacun y trouve sa place", a affirmé Jean-Marie Barbier. "Nous avons des idées qui ne coûtent pas toujours très cher, mais qui permettent de remettre tout le monde sur le même pied d'égalité".
L'association a également offert à François Bayrou un fauteuil roulant à ses couleurs, Jean-Marie Barbier expliquant qu'un fauteuil aux couleurs de chacun des prétendants sera donné de la même manière dans les prochains jours.
"Je voulais être moi-même présent à cette rencontre. Une immense partie de la société se sent mise à l'écart. Il y a le monde des pouvoirs d'un côté et celui de ceux qui n'ont pas de pouvoir, pas de compréhension, et je suis convaincu que cela représente au moins 80 % de la population", a souligné pour sa part le candidat à la présidence de la République."C'est important, car les personnes handicapées sont moins entendues, moins visibles que d'autres et ont leurs propres difficultés. Il est du devoir d'un homme politique d'aller au-devant d'eux", a-t-il développé.
François Bayrou a assuré qu'il traiterait spécifiquement la question des personnes en situation de handicap, lors du forum qu'il organise le 11 février dans le cadre de son Agenda 2012-2020 et qui sera consacré au "Nouveau pacte social". "L'inclusion des personnes en situation de handicap exige une attention et une compréhension dont tous les Français profiteront. Si les dirigeants et les responsables deviennent attentifs et compréhensifs, en se mettant dans l'état d'esprit des 10 % de la population française confrontés à ces situations, cela profitera à tout le monde. Ce qu'il faut changer, c'est cet état de fermeture et de cloisonnement dont les dirigeants sont frappés", a-t-il conclu.
07:33 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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25 janvier 2012
François Bayrou : "Son ennemi, c'est la finance. Mon ennemi, c’est le chômage"
François Bayrou a réagi, lundi 23 janvier, au discours prononcé par François Hollande au Bourget, estimant que la priorité ne doit pas être de "rejeter la faute" mais de "lutter contre le chômage".
Le candidat à la présidence de la République a expliqué avoir "un désaccord de fond avec François Hollande". "Lui dit que son ennemi c’est la finance, moi je dis que mon ennemi c’est le chômage", a-t-il pointé. Pour le député des Pyrénées-Atlantiques, il s'agit d'un moyen de rejeter la faute. "Dire que c’est de la faute de la finance est une façon d’affirmer que les difficultés ne sont pas notre faute", a-t-il expliqué. "Moi je dis les causes sont chez nous, ce sont des erreurs que nous avons faites… Produire en France, c’est la question centrale".
"Désigner un ennemi dont personne ne connaît le visage et dont personne ne pourra vérifier s'il y a victoire ou non contre cet ennemi, c'est pratique, confortable, mais il y a des décisions à prendre chez nous pour que le chômage recule", a-t-il dit. "Le chômage galope. Nous sommes dans la pire des situations depuis 12 ans. Alors moi, mon ennemi, je ne veux pas qu'il soit anonyme. Je veux qu'il soit nommé, et c'est le chômage qui sera mon ennemi dans cette campagne électorale", a assuré François Bayrou.

"Moi, je sais les dégâts que fait le chômage dans les familles, je sais les dégâts que fait le pouvoir d'achat qui s'effondre", a poursuivi le candidat à la présidence de la République. "Je sais la menace sur le déficit et la dette que j'ai été le premier à dénoncer, et dont on voit aujourd'hui la catastrophe qui nous guette. Et ce n'est pas une finance lointaine, dont on ne sait pas qui elle est, ce sont des décisions prises en France ces 15 dernières années et qui sont de mauvaises décisions".
08:01 Publié dans FRANCOIS BAYROU, PRESIDENTIELLES 2012 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : bayrou, chomage, emploi, finance, crise, candidat, hollande |
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